Centenaire des Maoris : mieux vaut tard que jamais

A l’occasion du centenaire du premier match disputé par les Maoris néo-zélandais en 1910, Scrum.com est revenu sur l’histoire de cette sélection et ses relations difficiles avec le rugby sud-africain. Traduction sélective de cet article…

L’article de Scrum commence par noter que les excuses adressées par les autorités néo-zélandaises suite à l’affaire Corbett (lire « Maoris–Springboks 1956 : l’affaire Corbett » ) aux Maoris et à leur sélection pour avoir trop longtemps exclu les Maoris des tournées en Afrique du sud ont été tardives mais elles ont le mérite d’exister. Il s’intéresse ensuite à l’histoire de cette sélection maorie, dont on fête cete année le centenaire en mettant l’accent sur les problèmes rencontrés lors des affrontements avec les Boks. On y apprend ainsi que la première sortie des Maoris eut lieu le 21 mai 1910 avec une victoire 25-5 contre une sélection de Rotorua (1). Ces pionniers de 1910 ne constituaient évidemment pas la première équipe de Maoris.

New Zealand Natives
En 1888, la sélection des New Zealand Natives, née d’une opération commerciale, effectuèrent une tournée d’un an, disputant 74 matchs. Tom Ellison, l’un des membres de cette équipe, joua un rôle important dans le développement du rugby en Nouvelle-Zélande en rédigeant le premier ouvrage sur l’entraînement. C’est également lui qui proposa que les sélections néo-zélandaises jouent en noir.

1910 marque la reconnaissance officielle de cette équipe des Maoris par les autorités du rugby néo-zélandais même si celles-ci se plièrent par trois fois (1928, 1949 et 1960) aux exigences du régime sud-africain en excluant les joueurs de couleurs des All Blacks lorsqu’ils partaient en tournée en Afrique du Sud. Des joueurs tels quel George Nepia (pour la tournée de 1928), JB Smith (celle de 1949) ou Waka Nathan (celle de 1960) ne foulèrent jamais les pelouses sud-africaines.

Des valeurs trahies
Selon l’auteur de l’article, en agissant ainsi, la NZRFU a non seulement « trahi la plus fondamentale des valeurs du rugby », le soutien à ses coéquipiers, mais a aussi laissé la politique s’imiscer dans le jeu.

La controverse est venue du rapport « les matchs les plus regrettables jamais joués » de Charles Blackett, un journaliste sud-africain accompagnant les Boks, qui déclencha une tempête en Nouvelle-Zélande. Il explique que les Springboks avaient certainement de très bonnes équipes lorsqu’ils battirent les Blacks sur leur sol en 1949 (4 test à 0) et en 1960 (3 à 1) mais elles n’égalaient certainement pas celle de 1937 qui s’était imposée en 1937 sur le sol néo-zélandais face à des Blacks incluant des Maoris.

L’article revient également sur le premier affrontement entre Maoris et Springboks en septembre 1921 à Napier (9 à 8 pour les Boks), un match marqué par un engagement farouche et une erreur d’arbitrage qui aurait pu donner un avantage décisif aux Maoris. Il insiste également sur la controverse née à posteriori de l’article de Charles Blackett (lire « Maoris–Springboks 1956 : l’affaire Corbett« ).

(1) Ce match précédait une tournée en Nouvelle-Zélande et en Australie

Lire l’article de Scrum :
1910 : Better late than never

Egalement
Blog Spot Rugby : “Celebrating 100 years of New Zealand Maori rugby”

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