Premiership 1989-1996 : Bath tout puissant

>Après une coupe du monde 1987 désastreuse, l’Angleterre se résolvait enfin à lançait son championnat national. Après plus d’un siècle de challenges aussi traditionnels qu’insipides, on allait enfin savoir qui était le meilleur.

1978 : c’est la que ça commence. Non, on ne parle pas du mouvement punk mais du renouveau du Bath, un renouveau qui va porter le club tout en haut du rugby anglais. Alors que la BBC peine à étouffer les cris de Sid Vicious et que les Clashs mettent le feu à Londres, les dirigeants du vénérable club de Bath font eux aussi leur petite révolution : il confie les clés de leur équipe à un quasi-inconnu, Jack Rowell.

Longtemps à l’avant garde du rugby de club anglais (le Bath RFC, fondé en 1856, est un des plus anciens clubs anglais), Bath était retombé dans un semi-anonymat dans les années 1970. Rowell va s’employer à l’en sortir. Son ambition est de pratiquer un rugby plus complet et il va chercher les joueurs dont il a besoin. Avec les Gareth Chilcott, Roger Spurrell ou John Horton, il va frapper un premier coup au milieu des années 1980 en remportant quatre années de suite (de 1984 à 1987) la coupe d’Angleterre, la John Player Cup.

Logiquement, lorsque le championnat anglais (la Courage League) est créé pour la saison 1987-1988, les hommes de Rowell font figure de favoris. Ils échouèrent à la quatrième place. C’est reculer pour mieux sauter. C’est reculer pour mieux sauter. A l’intersaison, Rowell fait venir Richard Hill (le demi de mêlée), Simon Halliday, Tony Swift, John Hall, Nigel Redman et Andy Robinson. Avec d’autres joueurs issus de l’academy, au premier rang desquels figurent évidemment Jeremy Guscott, le meilleur centre à avoir jamais porté le maillot anglais, Bath va écraser le rugby anglais pendant près de dix ans.

En 1989, une cinquième victoire en coupe, décrochée contre Leicester, précède un premier titre de champion et par conséquent un premier championnat-coupe. Cette même année, les Anglais sont invités aux Masters de Toulouse où ils battent le Stade Toulousain sur ses terres (16 à 11).

La moisson de titre est enclenchée et elle va s’avérer particulièrement fructueuse : victoire en coupe (devenue Pilkingon Cup) en 1990, champion d’Angleterre en 1991, nouveau doublé coupe-championnat en 1992 et 1993, champion en 1993, doublé coupe-championnat en 1994, une victoire en coupe en 1995 et un dernier titre de champion d’Angleterre en 1996. N’en jetez plus.

A cette date, Rockwell a quitté ses fonctions de directeur du rugby de Bath, appelé qu’il a été avant la coupe du monde 1995 pour prendre en charge l’équipe d’Angleterre. Mais sa patte persiste et Bath reste au milieu des années 1990 la référence du rugby anglais, devant Leicester, les Wasps ou les Harlequins. C’est d’ailleurs l’un de ses disciples, Andy Robinson, qui lui a succédé avec un certain succès. En 1998, Bath bat Brive en finale de la coupe d’Europe et devient la première équipe anglaise sacrée championne d’Europe. C’est le dernier titre obtenu par le club qui a eu du mal à accrocher le train du professionnalisme et a vu ses rivaux lui passer devant.

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