Profil : Pierre Lacroix

CV – Né le 23 janvier 1935, Pierre Lacroix fait ses classes au Racing et au Stade Montois avant de rejoindre le SU Agen d’Albert Ferrasse et Guy Basquet en 1960. Avec l’équipe agenaise, il remporte trois boucliers de Brenus (1962, 1965 et 1966) et un Du Manoir (1963). Il termine sa carrière à Voiron.

Il est sélectionné une première fois en équipe de France au printemps 1958 pour une victoire prometteuse sur l’Australie mais il reste dans l’ombre de Pierre Danos pendant deux ans. Ce n’est que lors du Tournoi 1960 qu’il lui succède. Il remporte à cette occasion la première de ses trois victoires de suite dans le Tournoi. Pendant trois ans, il fut le titulaire indiscutable au poste de demi de mêlée du XV de France, le plus souvent associé à Pierre Albaladejo. Il est nommé capitaine à l’entame du Tournoi 1962, charge qu’il conserva jusqu’à sa dernière sélection en 1963 contre le Pays de Galles.

Style – Avec ses 74 kilos pour 1,64 mètre, Lacroix présentait « une carrure de neuvième avant, trapu et robuste ». Il était d’ailleurs doté d’une formidable force de pénétration et était particulièrement habile pour combiner avec sa troisième ligne, dans un style totalement à l’opposé de son prédécesseur Pierre Danos.

Lacroix possédait également un tempérament accrocheur et indomptable qui en faisait un meneur d’hommes dans l’âme.

Fait marquant – Malgré la (courte) victoire contre le Pays de Galles pour sa dernière sélection (5 à 3), Lacroix sort sous les sifflets du public de Colombes. Depuis plusieurs mois, la presse et une bonne partie de l’opinion en ont en effet fait le symbole d’un rugby d’avants par opposition au rugby de mouvement qu’incarnaient les frères Boniface.

En fait, son style de jeu porté sur les combinaisons d’avant n’était alors plus vraiment en phase avec les forces du XV de France. Après les retraites successives des vainqueurs des Springboks (Mias, Barthe, Roques, Quaglio…), le paquet français eut du mal à trouver la relève, contrairement à la ligne de trois-quarts avec des joueurs comme les Boniface mais aussi Gachassin, Dupuy…

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