Marcel Communeau : profil

CV
Né le 11 septembre 1885 à Beauvais, c’est au lycée Janson-de-Sailly que Marcel Communeau découvre le rugby. Comme la plupart des élèves du prestigieux lycée, il rejoint le Stade Français en 1903. Avec le club parisien, il va disputer quatre finales de championnat de France de rang entre 1905 et 1908, parvenant à décrocher le titre lors de la dernière tentative.

Entre temps, il est devenu international. Il est même le capitaine de la première équipe de France de l’histoire, face aux All Blacks en 1906. Il fut ensuite de tous les combats du XV de France jusqu’en 1913. Homme de toutes les premières, il fut le capitaine de la première équipe de France participant au Tournoi des V nations en 1910 ou encore de la première victoire face à une nation britannique, l’Ecosse en 1911.
A la fin de sa carrière, il totalisait le nombre record de 21 sélections, dont 18 en tant que capitaine. « A côté de lui, les autres étaient de savates, lui était un gentleman » dit de lui son coéquipier Jules Cadenat. Capitaine, il le serait également dans l’infanterie pendant la première Guerre mondiale au terme de laquelle il fut décoré de la Croix de Guerre (plus tard, on lui remit la légion d’honneur).

Style
« Un type comme Communeau aurait été un grand joueur à toutes les époquess » se rappelle Emile Lesieur, son partenaire. Communeau était un athlète robuste au gabarit rare pour l’époque : 1,78 mètre pour 90 kilos. Rapide, bon sauteur et grand coureur, il pouvait jouer à tous les postes devant mais c’est celui d’avant aile qu’il affectionnait plus particulièrement. Il pouvait ainsi se détacher de la mêlée pour soutenir les arrières, aussi bien en attaque qu’en défense, ce qui se faisait encore peu à l’époque.
A son arrivée au Stade Français, son jeu ne convenait d’ailleurs pas vraiment à son entraîneur, l’Ecossais Jack Muir. « C’était un jeu réglé, méthodique, se rappelait-il. Chaque ligne avait sa propre fonction. Les avants devaient rester groupés, se contentant de fournir la balle aux arrières. Un jour, par chance, je fus amené à remplacer un titulaire de l’équipe de Paris contre le Comté de Kent, alors que je jouais dans la seconde équipe du Stade Français. J’eus le bonheur de me détacher de la mêlée et après avoir redoublé toute la ligne de trois-quarts, je marquais un essai en coin. Cela me valut de jouer dans l’équipe de France. Mais Jack Muir, capitaine du Stade, me laissa en seconde, estimant qu’il n’avait que faire de pareils plaisantins ».

Faits marquants
C’est lui qui imposa au début des années 1910 le port du coq comme emblème de l’équipe de France à la place des deux anneaux de l’UFSFA.
En 1910, il dut quitter momentanément les rangs du Stade Français pour rejoindre Beauvais et s’occuper de l’entreprise familiale, la Manufacture française de tapis et couverture. Il signa alors au Vélo Club Beauvaisien et bien qu’il ne joua plus en première division, les sélectionneurs nationaux décidèrent de le maintenir en équipe de France.

SOURCES
Henri Garcia, « La légende du Tournoi » : Minerva, 2005
Henri Garcia, « Seigneurs et forçats du rugby » : Calmann-Levy, 1994
« 100 ans de rugby en France » : Midi Olympique éditions, 2006
« Marcel Communeau, le capitaine oublié » : Le Parisien, 17 octobre 2003

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