Northampton 2000 : Jet Saints

C’est une certitude : les Saints de Northampton ont bien gagné un titre majeur dans leur longue histoire. C’était la H Cup en 2000. Retour sur un succès aussi improbable que sans lendemain.

Jusqu’à cette saison 1999-20000, les Saints (surnom des membres du Northampton RFC, fondé par un pasteur) n’avaient rien gagné. En un siècle et demi, ils avaient bien eu quelques moments de gloire, notamment dans les années 1950 avec les Butterfield, Cannell, Dickie et Jacobs, mais aucun titre majeur n’était venu garnir leur galerie des trophées.

L’empreinte écossaise
A l’entame de cette coupe d’Europe, Northampton était donc loin de figurer parmi les favoris d’autant plus que c’était sa première participation. L’équipe s’était construite autour de deux hommes : Keith Barwell, tout d’abord, un homme d’affaires local qui prit en main les rennes du club au moment du passage au professionnalisme, et l’Ecossais Ian McGeechan qui devenait directeur du rugby au milieu des années 1990… au moment où le club était relégué en deuxième division.

Ce passage en deuxième division n’allait pas durer plus d’une saison. Les 18 matchs de ce championnat n’étaient qu’une formalité pour les Saints qui les remportaient tous. McGeechan allait pouvoir construire son équipe. Autour des joueurs du cru (les Dawson, Grayson, Rodber ou Beal) et de quelques jeunes prometteurs (Steve Thompson et Ben Cohen), il bâtissait une première ligne de fer avec les Pumas Federico Mendez et Martin Scelzo et le Sprinbok Garry Pagel. Il faisait aussi fonctionner ses réseaux écossais en signant des joueurs comme Metcalfe ou Pountney. Parmi les autres recrues majeures, notons les arrivées du centre gallois Bateman et du 3ème ligne samoan Pat Lam.

Gagne petit
Après avoir ramené les Saints au sommet du rugby anglais et les avoir qualifié pour leur première coupe d’Europe, Ian McGeechan les quittait pendant l’été 1999 pour reprendre en main le XV du chardon. C’est un inconnu, John Steele, qui lui succédait.

Dans cette campagne européenne, les Saints allaient faire preuve d’un joli caractère pour imposer leur loi, surtout dans les phases finales. Le premier tour est une petite formalité. Les Saints administraient quelques déculottées aux Gallois de Neath et aux Ecossais d’Edimbourg. Seuls les Grenoblois leur résistaient en les battant à Lesdiguières. Cette défaite, la seule de la campagne, ne les empêcha pourtant pas de se qualifier pour les quarts de finale.

Un plus gros morceau, les Wasps de Lawrence Dallaglio, cador du championnat anglais, les y attendait. Mais fort de l’avantage du terrain, Northampton s’imposait de trois petits points (25 à 22). C’est avec la même marge que les Saints allaient passer l’obstacle des Gallois de Llanelly (31 à 28) au Madjeski Stadium de Reading en demi-finale pour ce qui fut certainement le match le plus mémorable de leur parcours.

La finale le fut beaucoup moins sur le plan du jeu. Disputée à Twickenham, elle vit les Irlandais du Munster prendre l’avantage en première mi-temps par un essai de David Wallace avant que Paul Grayson ne fasse son office, passant trois pénalités pour une victoire 9 à 8. A ce jour, c’est toujours la finale de la coupe d’Europe la moins prolifique. Les Saints pouvaient savourer ce succès, leur premier véritable fait d’arme. La fin de la saison suivante marquait la fin de l’aventure pour cette équipe qui voyait partir Pagel, Rodber, Lam et Bateman.

Publicités
Tagué , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :