L’équation Wavell Wakefield

A l’image d’un Carling ou d’un Johnson, c’est assurément l’une des plus fortes personnalités du rugby anglais du siècle dernier. Décryptage du Baron Wakefield de Kendal.

10% Jeff Wilson

Comme Jeff Wilson, qui fut un des derniers joueurs a mené de front une carrière de haut niveau en rugby et au cricket, William Wavell Wakefield excella dans bien d’autres sports que le rugby. Comme tout bon gentlemen anglais, c’est un parfait sportsman. Formé au rugby au lycée Sedbergh, il s’illustre aussi au cricket mais plus encore en athlétisme. Il fut même sacré champion d’Angleterre militaire du 440 yards    au lendemain de la première Guerre Mondiale.

40% Lawrence Dallaglio

Comme Lawrence Dallaglio, Wakefield s’est bâti un palmarès hors norme, l’un des plus beau du rugby anglais. Et comme Dallaglio, c’était aussi un capitaine charismatique, dirigeant le XV de la Rose à 13 reprises pour 31 sélections (un record qui ne tomba qu’au début des années 1980 avec Bill Beaumont). Vainqueur d’un premier Tournoi en 1920, il remporta ensuite trois Grands Chelems en 1921, 1923 et 1924. Il fut aussi victorieux du Varsity Match avec son équipe de Cambridge.

50% Graham Henry

Mais au-delà de s    a dimension athlétique, de son palmarès ou de son charisme, Wavell Wakefield était surtout un tacticien innovant.  Pendant sa carrière, il réfléchit en permanence au travail de la mêlée ce qui donna une longueur d’avance aux Anglais dans le jeu d’avant. Jusqu’alors très statique, il mit en place un jeu plus libre et des tactiques de défense confiant un rôle spécifique au flanker positionné côté ouvert qui devait monter le plus rapidement possible pour contrer l’ouvreur adverse.
En fin de carrière, il écrivit un livre référence intitulé « Rugger » dans lequel il détaillait son approche du rugby. Il y proposait notamment des améliorations potentielles des règles comme la notion de ligne d’avantage qui sépare l’attaque de la défense. Il y dénonçait aussi les contraintes imposées par les dégagements directs en touche qui privaient le jeu de tout attrait. Il dut attendre 37 ans avant que cette règle change. « 37 ans, c’est à peu près le temps qu’il faut en rugby pour qu’une règle change » pouvait-il déclarer.

SOURCES
Richard Escot et Jacques Rivière, « Les stars du rugby » : Bordas, 1991

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Une réflexion sur “L’équation Wavell Wakefield

  1. Bariz dit :

    Sir Wavell était quelqu’un de très pragmatique. A un journaliste qui lui demandait ce qu’il y avait de plus important dans le rugby, il répondit: « Gagner! »

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