Pays de Galles : le Grand Chelem de 1952

Au début des années 1950, l’Irlande était sur le déclin et la France n’était pas encore une puissante émergente. Pour trouver la force vivre du rugby européen, il fallait se tourner vers le Pays de Galles des Bleddyn Williams, Clem Thomas ou Cliff Morgan. Déjà vainqueurs du Grand Chelem en 1951, les Gallois allaient récidiver l’année suivante. Avec un peu de chance.

D’où viennent-ils ?
En 1952, le Pays de Galles, ce n’est pas n’importe qui dans le Tournoi. C’est simplement la meilleure équipe européenne du début des années 1950. Son parcours médiocre en 1951 (une victoire et un nul pour deux défaites face à l’Ecosse et la France) ne doit en effet pas faire oublier qu’un an auparavant, les Gallois avaient décroché un Grand Chelem en montrant de belles qualités.

Leur parcours
Il début à Twickenham où le XV gallois parvient à forcer la décision en seconde mi-temps. Mené 5 à 6, il remporte finalement le match grâce à un essai de l’ailier Ken Jones (8 à 6). Ils enchaînent avec une victoire à domicile sur l’Ecosse début février et une autre en Irlande début mars (14 à 3).

Le match décisif
C’est donc à Swansea, le 22 mars, que les Gallois vont tenter de décrocher le Grand Chelem face  la France. Sous un ciel printanier, ce sont les Français qui mènent le jeu et font tourner en bourrique la défense galloise. Ils prennent l’avantage 5 à 3 à la mi-temps après avoir laissé passer deux ou trois occasions de corser l’addition. Le tournant a lieu juste avant le repos avec la blessure du demi de mêlée Gérald Dufau, victime d’une fracture de la clavicule.
Mais même réduits à 14, les Français conservent l’initiative du jeu face à des Gallois qui paraissent bien empruntés. Ils ne durent leur salut qu’à la botte de Jones auteur de deux pénalités. Les Gallois gagnent  9 à 5 et remportent un Grand Chelem heureux quand les Français repartent vaincus mais fiers d’avoir conquis les cœurs.

Les hommes clés
En l’absence de Bleddyn Williams, blessé à l’occasion de ce Tournoi (il ne disputa que le deuxième match contre l’Ecosse), trois hommes ressortent du collectif gallois : tout d’abord John GWilliam, le capitaine incontesté de cette équipe qui remportait là son deuxième Grand Chelem ; ensuite, le jeune troisième ligne Clem Thomas (23 ans) qui fit son retour en sélection à l’occasion de ce Tournoi et y signa un long bail ; enfin, l’Europe découvrait le talent de Cliff Morgan (21 ans), un merveilleux stratège.

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