Gerald Davies : l’essentiel

Gerald Davies, c’est une des principales figures de l’orchestre rouge gallois des années 1970. Ailier d’exception, c’est aussi un homme de conviction.

Son CV
Né le 7 février 1945 et formé à l’Université de Cambridge, Gerald Davies fait ses débuts internationaux sous le maillot du Pays de Galles le 3 décembre 1966 contre l’Australie (11 à 14). Il évolue alors au centre. Il remporte son premier Tournoi en 1969 peu de mois avant que Carwyn James, l’éminence grise du rugby gallois, ne décide de le repositionner à l’aile droite. « A l’époque, j’ai pris cela comme une sanction », confessera Davies.

« A l’époque, j’ai pris cela comme une sanction »

Il ne quittera pourtant plus l’aile droite de l’attaque galloise, martyrisant les défenseurs et se bâtissant un palmarès hors norme : trois grands chelems, cinq victoires dans le Tournoi et quatre Triple Couronne. Il quitte la scène internationale en 1978 au lendemain d’un dernier Grand Chelem et d’une dernière tournée en Australie. Il totalise alors 46 sélections pour 20 essais inscrits, un record qui ne fut battu qu’une douzaine d’années plus tard par Ieuan Evans.

Son style
Gerald Davies laisse le souvenir d’un superbe attaquant. As du cadrage-débordement et doté d’une belle pointe de vitesse (il fut sprinter dans sa jeunesse), son jeu est tout en contraste avec celui fait de force et de puissance des ailiers actuels. Il reconnaissait d’ailleurs malicieusement qu’ « il n’y a pas de meilleure sensation que d’attirer un défenseur à vous et de le laisser sur place. »

« Il n’y a pas de meilleure sensation que d’attirer un défenseur à vous et de le laisser sur place »

Fait marquant
Titulaire indiscutable au sein de l’orchestre rouge gallois, Davies connut également plusieurs expériences avec les lions : la première fois en 1968 en Afrique du Sud où, blessé, il ne joua qu’un seul test, la seconde en 1971 en Nouvelle-Zélande. Avec Barry John, il fut l’homme du deuxième test au point que Carwyn James se fende d’un compliment : « J’aime leur insouciance, leur calme, leur fraîcheur et le détachement avec lesquels ils dévastent tout. Certains sentent les coups, eux les ont créés. »

« Certains sentent les coups, eux les ont créés »

Gerald Davies aurait dû connaître une troisième aventure avec les Lions en 1974 en Afrique du Sud. Mais il gardait un mauvais souvenir de son premier passage : « En 1968, nous n’avions pas vu grand-chose mais suffisamment quand même pour constater la division entre les blancs et les noirs dans les chambres d’hôtels, dans les foyers et ailleurs. J’avais été élevé dans un environnement très différent. «  Au début des années 1970, il décidait de ne plus revenir en Afrique du Sud tant que l’Apartheid ne serait pas aboli (1) et refusa donc de participer à la tournée de 1974 : « C’était une décision personnelle. Je ne voulais pas politiser. Ce n’était pas mon rôle d’influencer les autres (…) C’était entre moi et ma conscience et je n’ai pas regretté cette décision. »

(1) Gerald Davies remis les pieds en Afrique du Sud avec les Lions en 2009 en tant que manager de la sélection anglo-irlandaise

SOURCES
“Gerald Davies on the adventure of the Lions” : the independent, 17 juillet 2008
“Gerald Davies CBE” : bbc, 31 décembre 2002

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