Coupe du monde 2003 : la rétro

Encore une fois, on a cru que les Blacks étaient les plus forts. Pour une fois, on a cru que les Français pouvaient l’emporter. Mais au final, ce sont les Anglais qui ont décroché la timbale sur un drop de Wilkinson.

Cette coupe du monde devait initialement être conjointement organisée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Mais suite à des problèmes rencontrés par les Néo-Zélandais pour remplir le cahier des charges de la RWC, l’Australie en assura l’entière organisation. Elle réunit 20 nations, les 8 quarts-de-finalistes de l’édition précédente étant automatiquement qualifiés. Elles sont réparties en quatre poules de cinq. Seule la Géorgie n’a encore jamais participé à une coupe du monde.

En attendant les demis
Le premier tour confirme le gouffre qui sépare les grandes nations des petites, les scores fleuves se multipliant. Les premières bénéficient de plus d’un calendrier plus favorable en ne jouant qu’une fois par semaine, le week-end (pour satisfaire les télés) alors que les autres doivent jouer tous les cinq jours. Parmi les grandes nations, seule l’Argentine ne passe pas le premier tour. Versée dans une poule difficile, elle échoue par deux fois de peu contre l’Australie et l’Irlande. L’Ecosse ne doit sa présence en quart de finale qu’à une victoire heureuse face aux Fidji (22 à 20).

Il faut attendre les quarts de finale pour assister aux premiers matchs vraiment dignes d’intérêt à commencer par le Nouvelle-Zélande-Afrique du Sud au cours duquel les Blacks montrent une puissance impressionnante et s’affirment une nouvelle fois comme les favoris de l’épreuve. Ils retrouveront les Australiens en demi-finale qui, sans être impressionnants, ont éliminé l’Ecosse. La France ne fait qu’une bouchée des Irlandais (le match est plié à la mi-temps) alors que l’Angleterre peine à se qualifier face à de surprenants Gallois. On se prend à rêver…

Le remake de 1991
Au terme d’une demi-finale très intense, les Wallabies créent une petite sensation en prenant logiquement le dessus sur les Blacks (22 à 10). Ils ont gagné la bataille tactique. Dans l’autre demi-finale, sous une pluie continuelle, les Anglais, avec un froid réalisme et un Jonny Wilkinson au sommet, mettent fin aux espoirs français (24 à 7). « Il y a forcément des regrets, avouera Yannick Jauzion. Ce fut réellement le premier match où nous avons été confrontés à des difficultés. Dans un sens, peut-être que la première phase avait été trop facile. » « Nous avons eu l’impression d’avoir perdu contre une équipe plus forte que nous, confirme Fabien Pelous. Les Anglais étaient plus frais physiquement, plus puissants. Simplement plus forts.»

« Il y a forcément des regrets. Ce fut réellement le premier match où nous avons été confrontés à des difficultés. »

Une semaine plus tard, les Wallabies poussent les Anglais à la prolongation mais c’est une nouvelle fois Wilkinson qui fait la décision en plantant le drop de la victoire à la dernière minute. Après la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud, une équipe du nord inscrit enfin son nom au palmarès. « Pour devenir champion du monde, il faut un groupe fort, explique Martin Johnson, le capitaine anglais. Et que chaque joueur sache qu’il ne peut pas laisser tomber les autres, qu’il doit aller au bout de lui-même. Alors nous avons bossé comme des malades. Jusqu’à l’excès sans doute. »

L’équipe type

Mils Muliana (NZ) – Jason Robinson (Angleterre) ; Stirling Mortlock (Australie) ; Yannick Jauzion (France) ; Lote Tuqiri (Australie) – Jonny Wilkinson (Angleterre) ; Fabien Galthié (France) – Lawrence Dallaglio (Angleterre) ; Richie McCaw (NZ) ; Serge Betsen (France) – Nathan Sharpe (Australie) ; Martin Johnson (Angleterre) – Phil Vickery (Angleterre) ; Keith Wood (Irlande) ; Jean-Jacques Crenca (France)

Les chiffres de la coupe du monde

  • 7 comme le nombre d’essais marqués par les Néo-Zélandais Muliana et Howlett, meilleurs marqueurs de la compétition
  • 80 comme le nombre de nations à avoir participé aux éliminatoires (nouveau record)
  • 113 comme le nombre de points marqués par Wilkinson dans cette coupe du monde dont il finit meilleur réalisateur, devançant Michalak (103) et Flatley (100)
  • 142 comme l’écart record enregistré lors du Australie-Namibie (142 à 0) du premier tour
  • 352 comme le nombre de points marqués par les All Blacks dans cette coupe du monde (record) ; ils ont inscrit 52 essais en sept match
  • 82 957 comme le nombre de spectateurs ayant assisté à la finale, un chiffre record
  • 1 837 547 comme le nombre de spectateurs présents dans les stades australiens lors des 48 matchs de la compétition
  • 150 millions comme les bénéfices record dégagés par cette coupe du monde

2003, c’était aussi…

Top 3 musique
1 – Meteora – Linkin Park
2 – Absolution – Muse
3 – A Rush of Blood to the Head – Coldplay

Top 3 ciné
1 – 8 Mile
2 – Le Cœur des hommes
3 – Gangs of New York

Top 3 sport
1 – Athlétisme – Championnats du monde à Paris-Saint-Denis
2 – Foot – Le Milan AC enlève sa sixième Ligue des Champions
3 – Tour de France : Lance Armstrong

En France et dans le monde
1 – L’armée américaine prend le contrôle de Bagdad
2 – Vague de chaleur et sécheresse en Europe
3 – Le mariage homosexuel est autorisé en Belgique

SOURCES
« 2003: Un nouveau cap de franchi » : rugbyworldcup.com, 23 juillet 2007
« 1987-2007 : vingt ans de coupe du monde » : L’équipe magazine, 25 août 2007
« Atlas de la coupe du monde 2007 » : Midi Olympique, HS, 2007

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