Coupe du monde 2007 : la rétro

La coupe du monde quitte enfin les terres anglo-saxonnes pour s’installer dans un pays latin. On attend les All Blacks, comme toujours, voir la France et on espère du beau jeu. Mais la fête fut surtout dans les tribunes et le rugby pas vraiment gagnant.

Au début des années 2000, deux projets radicalement différents s’affrontent pour l’organisation de cette coupe du monde : d’un côté, l’Angleterre qui veut mettre sur pied deux compétitions, un tournoi « élite » avec les 16 principales nations et un autres pour les 20 « petites » nations » ; de l’autre côté, la France qui propose un projet plus classique. En 2003, l’IRB rend son verdict : c’est la France qui l’emporte largement (18 voix à 3) grâce au soutien des nations celtes qui récupèrent l’organisation de quelques matchs.

Un tournoi plein d’incertitudes…
…qui bouscule la hiérarchie établie avant cette coupe du monde. Les Irlandais passent ainsi complètement à côté de leur sujet, éliminés dès le premier tour, sans avoir rien montré. La presse irlandaise a rapporté très tôt que des divergences entre certains joueurs avaient pris le dessus. On note surtout l’élimination précoce, dès les quarts de finale, de deux des grands favoris : Australie et Nouvelle-Zélande (cette dernière est absente des demi-finales pour la première fois de son histoire). A contrario, la présence de l’Angleterre en finale est une vraie surprise, au regard de son parcours avant la coupe du monde, comme de son début de coupe du monde.

Dans ce contexte, les petits arrivent à tirer leur épingle du jeu et à séduire, qu’ils perdent comme le Japon ou le Portugal (dont c’est la première participation), ou plus encore lorsqu’ils gagnent comme les Fidji, quarts de finalistes de l’épreuve après avoir sorti les Gallois en poule. Ce match de Nantes est d’ailleurs considéré comme le plus beau match de cette coupe du monde, le jeu fait de vitesse d’exécution, d’un peu de naïveté et d’imagination faisant merveille.

La sensation argentine
Mais c’est surtout l’Argentine qui crée la sensation avec deux victoires sur la France et une méritée 3ème place.  En fait, les Pumas ont entamé leur compétition avant son coup d’envoi : la perte de Martin Gaitan (un problème cardiaque le pousse à arrêter sa carrière) après le match de préparation au Pays de Galles soude encore plus le groupe et c’est une équipe en révolte (qui pleure à chaque fois que retentit l’hymne argentin) qui se présente en France

Sans être génial, le jeu argentin est d’une extrême générosité : un paquet d’avant qui écrase tous ses concurrents … des joueurs d’instinct à tous les postes (Hasan, Fernandez-Lobbe, Hernandez, Pichot, Corleto…). Au terme de cette campagne, le message des hommes de Pichot passe enfin : il faut considérer les Pumas comme une grande nation de rugby.

La France…
Des 5 grands du rugby mondial (avec la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Angleterre), elle est la seule nation à ne pas avoir au moins atteint la finale de sa coupe du monde. Plombés d’entrée par les Argentins, et malgré leur exploit en quart contre les Blacks, les hommes de Laporte (en partance pour le secrétariat au sports) n’ont pas atteint l’objectif fixé: être champions du monde.

Le vainqueur : l’Afrique du Sud
La victoire des Boks ne souffre d’aucune contestation possible : seule équipe invaincue du tournoi, ils prouvent encore une fois que c’est la meilleure défense qui l’emporte.  Malgré un jeu pauvre, à l’image de cette coupe du monde où les défenses ont nettement pris le pas sur les attaques, Jake White s’est appuyé sur un collectif bien huilé, avec des talents individuels remarquables (Du Randt, Du Preez, Burger, Smit, Habana, Steyn…) et une grande profondeur de banc (les absences de cadres comme Pierre Spies ou Jean de Villiers n’ont pas eu d’impact sur le rendement de cette équipe). Après deux années à avoir subi les attaques de la presse sud-africaine, White partait en ayant réussi sa mission.

L’équipe type
Percy Montgomery (AfS) – Jason Robinson (Ang) ; François Steyn (AfS) ; Mike Catt (Ang) ; Bryan Habana (AfS) – Juan Hernandez (Arg) Fourie Du Preez (AfS) – Lawrence Dallaglio (Ang) ; Thierry Dusautoir (Fra) ; Schalk  Burger (AfS) – Viktor Matfield (AfS) ; Bakkies  Botha (AfS) – Omar Hasan (Arg) ; John Smit (AfS) ; Andrew Sheridan (Ang)

2003, c’était aussi…

Top 3 musique
1 – Minutes to Midnight – Linkin Park
2 – Back to Black – Amy Winehouse
3 – Favourite Worst Nightmare – Arctic Monkeys

Top 3 ciné
1 – 300
2 – 99 F
3 – American Gangster

Top 3 sport
1 – Boxe – Brahim Asloum, champion du monde mi-mouche WBA
2 – Tour de France – 1ère victoire d’Alberto Contador
3 – Athlétisme – Championnat du monde à Osaka

En France et dans le monde
1 – Alliance historique entre catholiques et protestants en Irlande du nord
2 – Sarkozy est élu président de la République
3 – L’Iphone sort aux Etats-Unis

 

A LIRE AUSSI
Coupe du monde 2007 : les chiffres

Advertisements
Tagué ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :