Les surprises de la coupe du monde : Canada 1991

L’intérêt de la coupe du monde, du moins à ses débuts, c’est de nous faire découvrir des rugby différents. En 1987, on apprenait à connaître un peu mieux les Fidji et on essayait de placer la Tonga sur une carte du monde. En 1991, c’est le Canada qui s’invitait à la table des grands.

Il est vrai que le Canada n’était pas totalement inconnu dans le rugby mondial. On y jouait depuis les années 1870 et les plus grandes équipes y passaient jouer quelques matchs en fin de tournée. En 1987, le Canada fut invité à participer à la première coupe du monde, sans tirant plutôt honorablement : vainqueurs des Tonga pour leur premier match, les Canadiens chutaient ensuite face à l’Irlande et au Pays de Galles.

Parcours
Pour participer à la coupe du monde 1991, les Canucks (surnoms des rugbymen canadiens) durent passer par une phase qualificative. Ils terminaient 1er de leur poule devant l’Argentine et les Etats-Unis. Ils étaient versés dans la poule D, celle de la France.

Pas franchement géniaux ni enthousiasmant, les Canadiens pratiquaient un rugby très pragmatique, très anglo-saxon avec des bases solides : une grosse conquête et un bon jeu au pied. Ils y gagnèrent un nouveau surnom, celui de « bucheron », et ce fut suffisant pour battre leurs deux premiers adversaires : Fidji (13-3) et Roumanie (19-11).

Ils se permettaient même d’inquiéter un peu le XV de France sur ses terres, ne s’inclinant que 13-19 à Agen. Qualifiés pour les quarts de finale (2ème de sa poule), on ne donnait guère de chance à ces Canadiens face aux Blacks à Lille. Ils proposèrent pourtant une belle opposition aux Néo-Zélandais et sortirent de la coupe du monde avec une défaite honorable (13-29) et les acclamations du public du Stadium Nord.

Joueurs clés
Karl Svoboda (24 sélections de 1985 à 1995)
C’est le talonneur de l’équipe et en quelque sorte l’incarnation du bucheron canadien ; peu bavard, pas très expansif mais terriblement solide et rarement le dernier lorsqu’il faut sortir la boite à gifle.

Al Charron (80 sélections et quatre coupes du monde à son actif)
C’est un jeunot de 25 ans en 1991 mais il tape dans l’œil des recruteurs européens. Il jouera aux Bristol Shoguns quelques années plus tard avant un passage en France (Pau, puis Dax)

Gareth Rees (55 sélections, 487 points inscrits et quatre coupes du monde)
Simplement le meilleur joueur dans l’histoire du Canada ; pas un grand animateur de jeu mais un buteur d’une grande efficacité qui joua à Merignac avant de rejoindre l’Angleterre (Wasps, Bedford, Harlequins)

Christian Stewart (14 sélections de 1991 à 1995)
Un centre solide qui se distingua quelques années plus tard en étant sélectionné à trois reprises avec… les Springboks (1998)

Mark Wyatt (29 sélections de 1982 à 1991)
C’est un arrière à langlo-saxonne ; pas un grand relanceur, solide sous la chandelle, bon dans le jeu au pied (il a inscrit 197 points avec le Canada)

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