France 1987 : la préparation

Cette coupe du monde, c’est un départ dans l’inconnu pour le XV de France. « C’était la première et cela n’avait pas la portée actuelle avec tous les médias qui la relayent, se rappelle Jean-Pierre Garuet. Il n’y avait que cinq ou six journalistes. Pour nous, c’était quelque chose de magnifique. Nous sortions du Grand Chelem dans le Tournoi. Une petite préparation avec deux matchs, un stage à Saint-Lary et nous étions partis pour une grosse tournée »

« Nous, les journalistes, on a été ce bouc-émissaire. Et c’est bien si on a au moins servi à ça »

Le groupe, que Fouroux façonnait depuis 1983, vit bien. Mais ce n’est pas suffisant aux yeux du sélectionneur. Il faut le souder un peu plus pour cela, dès son arrivée en Nouvelle-Zélande, il va se servir de la presse comme bouc-émissaire. « Il leur fallait pour se motiver, se ressouder, un bouc émissaire. Nous, les journalistes, on a été ce bouc-émissaire. Et c’est bien si on a au moins servi à ça ».

C’est qua Fouroux se sait attendu au coin du bois. Son équipe est forte et a des certitudes. Victorieuse des Blacks à Nantes, victorieuse du Grand Chelem, elle a enchaîné une série record de dix matchs sans défaite entre 1986 et 1987 (neuf victoires et un nul). Champion incontestable de l’hémisphère nord, elle est selon Henri Garcia « la seule équipe capable de contester la suprématie de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, les deux colosses des antipodes »

« Cette coupe du monde n’était pas si grande que ça mais on la regardait comme avec des yeux d’enfants »

Ce XV de France peut donc nourrir des ambitions pour cette coupe du monde, d’autant plus que son tableau ne doit pas lui poser de problème jusqu’à la demi-finale prévue contre les Wallabies à Sydney. « Il fallait sortir de la poule pour faire au moins un quart et tenter par la suite d’aller le plus loin possible, confirme Garuet. Je revois ce banquet d’accueil, avec la Coupe du monde présentée. Finalement, elle n’était pas si grande que ça mais on la regardait comme avec des yeux d’enfants. Cela donnait envie de la toucher comme cela peut être le cas avec le Brennus ».

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