France 1987 : la sélection

Après le Grand Chelem remporté de belle façon pendant l’hiver 1987, on connait l’ossature du XV de France et on peut aisément parier sur le groupe victorieux pour composer l’équipe type pour la coupe du monde. S’il doit y avoir des surprises, elles ne pourront se produire qu’au niveau du groupe.

Le 22 avril, c’est Yves Noé qui communique le groupe de 26 joueurs retenus par Jacques Fouroux. On note d’abord la faible présence des joueurs toulousains, parait-il mal vus du côté de la FFR. Trois autres joueurs n’y figurent pas, pour des raisons qui n’ont pas forcément de rapport avec le sportif. Il s’agit de Gallion, d’Orso et de Cordorniou.

« Fouroux m’a eu comme il aura Charvet »

L’erreur d’Orso aura été de ne pas rester Niçois comme Albert Ferrasse le lui avait demandé. Quant à Codorniou, on le sait brouillé avec Fouroux et son absence déçoit les puristes mais ne surprend guère. Elle va néanmoins permettre aux deux hommes de se livrer une passe d’armes dans la presse avant le départ pour l’hémisphère sud. Dans L’Equipe Magazine, Codorniou déclare ainsi : « Fouroux m’a eu comme il aura Charvet ».

Côté présents, on enregistre deux demi-surprises et une véritable surprise. Les deux premières concernent Joinel et Estève, des joueurs que l’on disait sur le déclin. Par ailleurs, on s’attendait à ce que Fouroux convoque Portolan, Marocco, Chabowski, Serrière, Cecillon ou Janik et c’est finalement Jean-Louis Tolot qui sort du chapeau.

« Tolot ne représente pas l’avenir et d’autres méritaient plus que lui ce fauteuil. Reste qu’il est d’Agen et ça ne s’invente pas… »

« Il effectuera là, j’en fiche mon billet, sa première et sa dernière apparition sous le maillot de France, si tant est d’ailleurs qu’il participe à un seul match, écrit alors Jacques Verdier. Choix scandaleux ? Pas vraiment. Tolot est un excellent pilier gauche, dont le courage et la robustesse ne peuvent être mis en doute. Mais il ne représente pas l’avenir et d’autres méritaient plus que lui ce fauteuil. Reste qu’il est d’Agen et ça ne s’invente pas… »

Les 26 Français
Blanco (Biarritz) Lafond (Racing) – Lagisquet (Bayonne) Estève (Lavelanet) Bonneval (Toulouse) (1) – Sella (Agen) Charvet (Toulouse) P. Bérot (Agen) – Laporte (Graulhet) Mesnel (Racing) – Berbizier (Agen) Monin – Carminati (Béziers) Champ (Toulon) Erbani (Agen) Joinel (Brive) Rodriguez (Montferrand) – Condom (Biarritz) Haget (Biarritz) Lorieux (Aix-les-Bains) – Armary (Lourdes) Garuet (Lourdes) Tolot (Agen) Ondarts (Biarritz) – Dubroca (Agen) Dintrans (Tarbes)

(1)    Bonneval dut renoncer à la coupe du monde sur blessure ; il fut remplacé dans le groupe par le Biterrois Didier Camberabero

SOURCES
Jacques Verdier, « Chroniques ovales » : Midi Olympique éditions, 2006
« Cent ans de XV de France » : Midi Olympique éditions, 2006
Henri Garcia, « Seigneurs et forçats du rugby » : Calmann-Levy, 1994
« 1987, des Bleus absents » : lequipe.fr (vidéo), 28 juillet 2011
« Jean-Pierre Garuet : « Une forte amitié nous liait » » : rugbyrama, 26 juillet 2011

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