France 1995 : la préparation

La coupe du monde ayant lieu en mai et juin, la préparation du XV de France débute dès la fin du Tournoi par un stage dans les Pyrénées, à Saint-Lary. Au programme, descentes de canyons, descente en rappel, marches en montagne… et assez peu de rugby. De quoi donner du grain à moudre pour les adversaires de Berbizier et ils sont alors nombreux.

« Après ce stage, il n’y avait plus de surplus pondéral. Pierre nous avait découennés ! »

Peu lui importe. Il sait qu’il a l’adhésion de son groupe. « Pierre Berbizier était vraiment un précurseur pour tout ce qui concernait la préparation et la condition physique, confirme Philippe Saint-André, son capitaine. Ils nous a véritablement transformés (…) La préparation avait commencé en France où nous étions partis en altitude, dans les Pyrénées. Après ce stage, il n’y avait plus de surplus pondéral. Pierre nous avait découennés ! »

Après ce stage, le XV de France enchaîne avec un match de préparation à Bucarest contre la Roumanie. Malmené en première période, il ne prend la mesure de son adversaire qu’après le repos pour l’emporter 24-15. La performance n’est pas au goût des observateurs et la troupe de Berbizier se fait égratigner dans la presse. Jacques Verdier écrit ainsi : « Pas de caviar en Roumanie où le XV de France, loin de peaufiner son style, a très mal négocié son premier virage post-mondial et fait renaître de lourdes inquiétudes. »

« Nous avions vécu des moments extraordinaires sur tous les terrains du monde et, là, c’était l’aboutissement d’une génération de joueurs et d’un entraîneur »

Mais une fois encore, nulle inquiétude au sein du groupe, un groupe qui vit bien selon son capitaine : « Dans le groupe, il régnait un super état d’esprit entre nous, une ambiance incroyable. Nous étions les derniers dinosaures du rugby amateur. Une vraie bande de potes. Nous avions vécu des moments extraordinaires sur tous les terrains du monde et, là, c’était l’aboutissement d’une génération de joueurs et d’un entraîneur. »

Le XV de France sort pourtant d’un Tournoi décevant, ne remportant que deux victoires et se faisant corrigé par les Anglais à Twickenham avant de subir la loi des Ecossais au Parc. Le groupe se sait pourtant fort lorsqu’il bénéficie d’une préparation plus longue comme lorsqu’il s’était rendu en Afrique du sud en 1993 et en Nouvelle-Zélande en 1994, remportant à chaque fois ses tournées.

« Il se dégageait du groupe une véritable force collective. Cette équipe avait démontré un potentiel exceptionnel »

« Nous étions venus en Afrique du Sud pour gagner et pas pour faire les figurants, confirme Saint-André (…) Il se dégageait du groupe une véritable force collective. Cette équipe avait démontré un potentiel exceptionnel. Elle s’était construite lors des tournées de 1993 et 1994. Cette dernière année, nous avions gagné les deux tests en Nouvelle-Zélande démontrant ainsi non seulement une capacité à pouvoir  dominer les plus grands, mais également à faire preuve  de constance dans nos performances. »

SUR CETTE EQUIPE

TOUT SUR LA COUPE DU MONDE 1995

ALIRE AUSSI

SOURCES

  • Jacques Verdier, « Chroniques ovales » : Midi Olympique Editions, 2006
  • « 100 ans de XV de France » : Midi Olympique Editions, 2006
  • « Le guide de la coupe du monde 2007 » : L’Equipe, 6 septembre 2007
  • « Atlas de la coupe du monde de rugby 2007 » : Midi Olympique, hors-série
  • « Spécial coupe du monde 2011 » : Sud-Ouest, hors-série
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