Coupe du monde 2003 : le parcours du XV de France

La météo prévoyait un grand beau temps sur l’Australie pendant les deux mois de compétition. Alors les Français en ont profité : plage, surf et quelques parties de rugby plutôt bien enlevées. Jusqu’à ce qu’un orage ne les invite à faire leurs valises et à rentrer à la maison

Le parcours
Pour une fois, le 1er tour n’est qu’une formalité. Victorieux des Fidji 61-18 pour commencer, le XV de France recueille d’entrée les compliments de la presse. Sur lequipe.fr, on peut ainsi lire : « Entrée en matière idéale et télégénique. Jamais, en quatre Coupe du monde, les Bleus n’étaient aussi facilement et onctueusement entrés dans son premier bain ». La prestation de la paire Jauzion-Marsh au centre étonne, ainsi que celle de Michalak à l’ouverture.

« Jamais, en quatre Coupe du monde, les Bleus n’étaient aussi facilement et onctueusement entrés dans son premier bain »

Après un match balbutiant contre le Japon, le XV de France va reprendre sa marche en avant contre l’Ecosse, le « gros » test du premier tour, un match que les Français remportent 51-9 ! Sur lequipe.fr, on peut lire : « Cette victoire sur l’Écosse, la plus large de l’histoire entre les deux équipes, les Français l’ont remportée avec l’application et la patience d’un maçon qui construirait sa propre maison. » Avec 15 points sur 15 possibles, et une première place de poule assurée, le XV de France peut envoyer ses réservistes face aux Américains, avec une égale réussite : victoire 41-14 et nouveau point de bonus offensif. Même si certains, comme Brian Liebenberg, s’en tirent à leur avantage, ça ne suffit pas à modifier la hiérarchie entre les joueurs aux yeux du sélectionneur.

« J’ai vu une équipe de France irrésistible pendant vingt minutes. Ils ont joué, joué, joué et joué. »

Le quart contre l’Irlande est un match accompli, le match référence que recherchait cette équipe de France. Il lui suffit d’une mi-temps pour venir à bout de Wood (qui jouait là son dernier match de rugby) et ses hommes. Vaincu 43-21, le capitaine irlandais confiera : « J’ai vu une équipe de France irrésistible pendant vingt minutes. Ils ont joué, joué, joué et joué. Ils ont marqué des points à chaque occasion »

Il faudra déchanter une semaine plus tard face aux Anglais. la pluie, inattendue, s’invite dans cette demi-finale. La puissance des avants anglais et la botte de Wilkinson feront la différence face à un XV de France désemparé (7-24). L’aventure du XV de France s’arrête là. Pour la petite finale, on envoie les réservistes qui ne manifestent plus le même enthousiasme que face aux Etats-Unis, lorsqu’ils croyaient pouvoir encore gagner leur place. Les Blacks les écrasent 13-40

Le bilan

SATISFACTIONS
Le jeu de l’équipe de France a d’abord emballé spectateurs et observateurs en renouant avec un rugby de mouvement, proche de celui mis en place en 2001 et qui avait débouché sur le Grand Chelem 2002. Mais c’était avant que la pluie ne s’abatte sur Sydney et que les Anglais ne broie les espoirs français.

« Michalak a montré qu’avec beaucoup de travail, il était monté d’un cran même si sa demi-finale n’a pas été parfaitement réussie »

Sur un plan individuel, plusieurs joueurs surent tirer leur épingle du jeu pendant cette coupe du monde. C’est notamment le cas de Yannick Jauzion et Jérôme Thion qui ont relégué sur le banc les titulaires attendus, Olivier Brouzet et Damien Traille. Mais celui qui a attiré à lui l’attention des médias, c’est incontestablement Frédéric Michalak. Auteur de 112 points (2ème réalisateur de l’épreuve derrière Wilkinson), il fut un parfait animateur du jeu français jusqu’à cette demi-finale où il fut complétement à côté de son sujet. « Le talent sans travail n’est rien, notait Pierre Berbizier. Le meilleur exemple est Frédéric Michalak qui, durant cette Coupe du monde, a montré qu’avec beaucoup de travail, il était monté d’un cran même si sa demi-finale n’a pas été parfaitement réussie »

DÉCEPTIONS
Le cinq de devant, annoncé de classe mondial au sortir du premier tour, s’est finalement avéré décevant, totalement dominé par le pack de Martin Johnson en demi-finale.

« Nous n’avions pas une équipe tout-terrain »

Mais la grosse déception qui reste de cette coupe du monde, c’est l’absence d’un plan de jeu de secours. En misant tout sur la vitesse et le déplacement, les Français furent totalement désemparés lorsqu’ils virent tomber la pluie au matin de la demi-finale. Après celle-ci, Galthié lâchait d’ailleurs : « Nous n’avions pas une équipe tout-terrain »

LE XV DE FRANCE ET LA COUPE DU MONDE 2003

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SOURCE
Lequipe.fr : juin / novembre 2003

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