Coupe du monde 2007 : le parcours du XV de France

Pour résumer la coupe du monde 2007 des Français, c’est simple : un exploit entre deux défaites face aux Pumas et une nouvelle élimination par les Brittons. On allait oublier : c’est aussi un sélectionneur avec un portefeuille de secrétaire d’Etat.

Le parcours
Jamais le XV de France n’avait perdu un match de poule en coupe du monde. Jamais jusqu’à ce que les Pumas ne lui passent dessus ce 7 septembre 2007.  Mal partie pour empocher la première place du groupe comme cela était prévu, la France dut ensuite se contenter d’assurer la deuxième place. Ce fut fait deux semaines plus tard, après une démonstration à Toulouse face à la Namibie et au soir d’une victoire probante face à l’Irlande.

Une dernière victoire à Marseille contre la Georgie permettait de tester Beauxis à l’ouverture avec succès. Le Parisien gagnait une place de titulaire. Quant à Yannick Jauzion, peu convaincant face à l’Argentine, et mis sur le banc contre l’Irlande, il regagnait la confiance de Laporte qui décidait de le titulariser pour le quart de finale face aux Blacks à… Cardiff.

Ce match, sur lequel nous aurons certainement l’occasion de revenir, reste comme une parenthèse dans cette coupe du monde. Car une semaine après l’exploit de Cardiff, avec exactement la même équipe, le XV de France sombrait à Saint-Denis face à l’Angleterre. La petite finale, disputée au Parc, face aux Pumas ne fut qu’un calvaire de plus pour cette équipe qui était passée à côté de SA coupe du monde.

Le bilan
Difficile de ressortir des satisfactions du côté des joueurs tant la performance collective de ce XV de France fut décevante. Clerc brilla au premier tour, notamment contre l’Irlande. Szarzewski, Chabal et Michalak furent excellents dans leur rôle d’impact player jusqu’à la demi-finale.

En fait, il n’y eut que Dusautoir pour ressortir du lot. Après avoir débuté la coupe du monde en tribune, il s’installait progressivement comme titulaire au sein de la troisième ligne jusqu’à éclater aux yeux du grand public lors du quart contre les Blacks, assénant 38 placages et renvoyant Jerry Collins sur le banc en boitant.

« Aujourd’hui, on ne peut que constater le gâchis. Immense. Rageant. Et s’interroger sur la responsabilité de Bernard Laporte »

Mais ce qui occupe les médias au lendemain de l’élimination de l’équipe de France, c’est de tirer le bilan de Bernard Laporte au moment où celui-ci s’apprête à enfiler le costume de Secrétaire d’Etat aux sports qu’on lui a promis depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Dans Le Figaro, on peut ainsi lire : « Aujourd’hui, on ne peut que constater le gâchis. Immense. Rageant. Et s’interroger sur la responsabilité de Bernard Laporte. Par deux fois, le sélectionneur a échoué, a failli à sa mission. Mais, comme toujours, il refuse la contrition pour s’en prendre à la fatalité (…)« Quatre années pour se préparer, définir la stratégie, choisir les joueurs. Pour aborder la compétition riche de certitudes et de confiance. Las ! Ce furent quatre années d’improvisation, de tâtonnements, de volte-face. Le cas Frédéric Michalak comme cruel et éclatant raccourci. »

« A un moment tu adhères ou pas au discours. Je n’adhère plus au discours qui est toujours le même et à certaines choses »

Celui-ci, déçu de son sort personnel autant que par l’échec collectif, va se lâcher dans la presse avant de partir pour l’Afrique du Sud. « Entre 2003 et 2007, l’équipe de France a stagné. Notre jeu est toujours le même et il n’a pas évolué. Il est tellement stéréotypé que tout le monde sait comment on joue. C’est à cause de ça que l’Argentine nous a battus. Tout le monde sait que si nos ballons sont ralentis dans les rucks, nous ne pouvons pas mettre notre jeu en place. Nous en avons souvent parlé entre joueurs, mais il était difficile de remettre à zéro tout ce qui avait été mis en place pendant quatre ans »

Il poursuit : « Je ne dis pas ça car j’étais remplaçant. Je sais que je n’ai pas fait une bonne rentrée face à l’Angleterre. En demi-finale, je crois que certains joueurs manquaient de confiance en eux car l’équipe a beaucoup changé. Je suis assez surpris que Yannick Jauzion n’ait pas joué deux matchs de suite, car il est un cadre indiscutable de l’équipe. Il est indispensable sur le terrain, c’est un des meilleurs centres du monde mais il a besoin d’être en confiance »

Il conclut : « A un moment tu adhères ou pas au discours. Je n’adhère plus au discours qui est toujours le même et à certaines choses. Ce n’est que mon avis personnel »

LE XV DE FRANCE ET LA COUPE DU MONDE 2007

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SOURCES

  • « Le testament de Laporte » : sports.fr, 20 octobre 2007
  • « XV de France : quatre ans, un même échec » : Le Figaro, 15 octobre 2007
  • « Ça balance pas mal à Paris » : rugbyrama, 17 octobre 2007

 

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