Nouvelle-Zélande – France 1987 : avant le match

Une semaine après leur exploit contre les Wallabies, les Français ont rendez-vous avec les Néo-Zélandais pour la première finale de la coupe du monde. Une finale que les All Blacks abordent avec calme et confiance.

« Avant cette finale, j’ai vraiment pensé que si nous jouions selon notre potentiel, nous gagnerions, se rappelle David Kirk, le capitaine des All Blacks. Ce n’était pas comme s’il y avait un sens du destin, du style « nous allons gagner, nous devons gagner, c’est prédestiné ». Non, il y avait toujours le sentiment  que tout restait à faire. Mais nous maîtrisions tellement notre jeu, nous avions une équipe avec énormément de confiance, qui s’était vraiment consolidée et nous savions exactement ce que nous faisions. »

« Nous maîtrisions tellement notre jeu, nous avions une équipe avec énormément de confiance et nous savions exactement ce que nous faisions »

Dans cette coupe du monde, les Blacks ont tout gagné et de belle façon. Au minimum, ce sont 30 points qu’ils passent à leurs adversaires : au premier tour, ils en mettent 70 aux Italiens, puis aux Fidjiens, avant de baisser un peu le pied face aux Pumas qui ne repartent de Nouvelle-Zélande qu’avec une quarantaine de pions dans leurs bagages. En quart, l’Ecosse résiste bien mais subit finalement la loi des Blacks : 30-09. En demi, malgré l’absence de Michael Jones qui refuse de jouer le dimanche par conviction religieuse, les Gallois explosent 49-6.

Pour trouver trace de la dernière défaite des Blacks, il faut remonter à la fin de l’année précédente et ce fameux match de Nantes. Là, un XV de France déchaîné et passionné passent sur le corps des Blacks et l’emportent 16-3. Pour les Français, c’est le match référence. Pour les Néo-Zélandais, c’est un affront à effacer. La presse ne se prive d’ailleurs pas de le rappeler dans la semaine qui précéde la finale, pas plus qu’elle ne se prive de mettre de l’huile en rappelant les frictions diplomatiques récentes entre Wellington et Paris au sujet des essais nucléaires et plus encore, de l’affaire du Rainbow Warrior.

« Pour gagner, il fallait simplement être intraitables et froids »

Les Français, eux, sont loin de tout ça. Ils viennent de battre les Wallabies et fêtent cela comme il se doit. La préparation du match passe un peu au second plan. Pas pour les Blacks. Ils ont un plan de jeu très simple : « Pour gagner, il fallait simplement être intraitables et froids, explique Kirk. Intraitables dans nos exigences en termes de performance, et intraitables en termes de ce que chacun devait devrait pouvoir faire à son poste. »

A PROPOS DE CE NOUVELLE-ZELANDE-FRANCE  1987

SUR LA COUPE DU MONDE 1987

SOURCES

  • Ian Borthwick, « France-All Blacks : 100 ans de rencontres » : Au vent des îles, 2006
  • « Le XV de France et la coupe du monde de rugby » : L’Equipe Saga, n°4, août 2011
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