Philippe Sella : mes coupes du monde

L’express vient de publier une longue interview de Philippe Sella qui revient sur les 3 coupes du monde qu’il a vécu sur le terrain et toutes celles qu’il a suivi en coulisse. Extraits.

La Coupe du monde, c’est quelque chose qu’on attendait depuis des années. On pensait au football avec envie. Nous voulions avoir notre compétition internationale. Nous la jugions nécessaire.

1987 : LA PREPARATION DE LA COUPE DU MONDE
« Le sélectionneur, Jacques Fouroux, avait programmé des camps d’entraînement sur des durées très courtes. Je me rappelle d’une étape à Nîmes, une autre à Niort. On disputait des matchs de promotion. Et puis, il y a eu le stage de Saint-Lary. L’objectif était de construire un esprit d’équipe. Sur la route des Pyrénées, on s’est arrêté à Auch. On a dégusté quelques produits locaux. Une fois arrivés, on a appris à se connaître. On allait à la pêche à la truite, on apprenait à savourer le regard des autres, à créer un esprit de club. La préparation physique était légère: un peu de rugby, des courses en montagne. Rien de révolutionnaire »

1987 : LA FINALE CONTRE LES BLACKS
« Le parcours accompli justifiait notre confiance. Je me rappelle cependant un incident marquant. A deux heures de l’entame, Fouroux nous réunit sur le terrain derrière les poteaux. Il se met à nous parler de nos familles, de nos amis, de tous ceux qui nous ont aidés, de la France. Là, il s’est passé un truc. Au-delà de ce que l’entraîneur pouvait imaginer. Des joueurs se sont mis à pleurer. L’émotion débordait de partout. J’avais la mâchoire serrée, tremblante. Cet épisode nous a bouffé de l’énergie, au point de nous faire perdre un peu le fil conducteur du match, contrairement à nos adversaires »

1995 : LA DEFAITE CONTRE LES BOKS
« Les Boks n’étaient pas meilleurs que nous. L’équipe était très unie et Pierre Berbizier nous avait bien préparés. On en voulait énormément! Un jour, on rentrait de l’entraînement en bus. On avait un peu chambré « Berbize ». Il nous fait descendre du bus, à 5 ou 6 kilomètres de l’hôtel. On est rentré en courant! »

« On perd sur le fil après une deuxième mi-temps dominatrice, alors qu’on avait une équipe pour être champions du monde. J’ai passé une nuit terrible. Nous sommes allés dans un bar tous ensemble. Les Sud-Africains nous ont accueillis en héros! Je n’ai pas réussi à dormir. A 6 heures du matin, je suis allé courir. Je savais que c’était ma dernière Coupe du monde. »

LIRE L’INTERVIEW SUR LEXPRESS.FR
Philippe Sella: « Le rugby n’est plus une discipline marginale comme en 1987 »

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