France-Irlande : les Bleus ont l’histoire en leur faveur

L’Irlande ne l’a emporté à Paris qu’à trois reprises en 60 ans et pour les Irlandais, Paris est moins la ville-lumière que la « ville des ténèbres ». L’Irish Times a donné la parole à d’anciens joueurs, Fergus Slattery, Philip Danaher, Antony Foley et Shane Horgan, pour qu’ils témoignent de leurs expériences souvent douloureuses,  parfois heureuses face aux Français. Extraits

FERGUS SLATERY
Vainqueur en 72 mais battu en 1970, 1974, 1978, 1980, 1982 et 1984

« Il y a un blocage mental. Il faut aller là-bas avec 15 mecs qui, dès le coup d’envoi, sont convaincus qu’ils peuvent gagner. Mais nous n’étions pas toujours quinze à le croire. »

« L’autre chose à savoir si vous voulez battre les Français, c’est que vous devez les prendre à leur jeu. Je sais que le jeu a changé mais la réalité reste la même. Quand ils jouent à l’extérieur, ils se font taper dessus. Mais quand ils jouent chez eux, ce sont eux qui cabossent leurs adversaires. »

« En 1974, nous avons été volés. C’est une partie que nous aurions du gagner facilement. »

« En 1982, avec la dynamique dans laquelle nous étions, nous avions les moyens de rompre avec cette tradition. Nous avions les moyens de le faie mais ça ne s’est pas produit. »

PHILIP DANAHER
Battu en 1988, 1990, 1992 et 1994

A propos de la défaite de 1988
« Il y avait une horloge de chaque côté du terrain. Je me rappelle que quand nous avons encaissé le premier essai, je pensais que nous étions à la 30e ou à la 32e minute de jeu. Quand j’ai relevé la tête, j’ai vu l’horloge à l’autre bout du terrain et je me suis dit : « Oh ***, on ne joue que depuis 10 minutes ».

« Au Parc des Princes, il y avait toujours un coq sur le terrain et on avait l’impression que la foule était quasiment sur le terrain. L’atmosphère était comparable à celle de Thomond Park. C’était le printemps, ils étaient plus lourds et ils avaient de belles individualités. Nous n’avions pas les moyens de rivaliser avec la France comme aujourd’hui. Je crois que c’était la meilleure des équipes de France. »

Danaher fut également du premier déplacement au Stade de France en 1998 en tant qu’adjoint de Warren Gatland, fraîchement nommé.
« Nous aurions pu gagner ce match. »
« Avec le professionnalisme, nous savions que nous pouvions rivaliser physiquement avec eux pendant 80 minutes. Nous leur avons mis la pression jusqu’à la fin ce que nous ne pouvions pas faire auparavant. »

ANTONY FOLEY
Victorieux en 2000, battu en 2002

« En 2000, il y avait du courage, de l’expérience et une bonne mentalité au sein de cette équipe. Drico (Brian O’Driscoll) a fait une super performance et Rog (Ronan O’Gara) et Humphs (David Humphreys) ont complété le score au pied. »

« Chaque mètre comptait. Nous avons tous fait des choses que nous n’aurions pas faite une autre semaine. »

A propos du match de 2002 (44-5 pour la France)
« Si vous regardez le début du match, vous verrez que les Français étaient en feu. Si vous manquiez un placage ou si quelqu’un révassait quelques secondes, ne faisait pas son travail sur les rucks ou lachait une balle, ils étaient immédiatement sur vous. »

« Face aux Français, il ne faut pas leur donner une telle dynamique ou leur montrer la  moindre faiblesse. Il faut des joueurs qui vont plus que leur devoir. »

SHANE HORGAN
Battu en 2002, 2004, 2006 et 2007

A propos de la défaite de 2006
« Nous avions un bon plan de jeu et de bons joueurs. Mais à chaque fois que nous étions sur le point de les faire céder, ils nous tuaient sur des contre-attaques. »

« Les vingt premières minutes se sont jouées sur un rythme très élevé. Je n’avais jamais connu ça. Je me suis dit : ce sont des surhommes, ils ne vont jamais tenir comme cela tout le match. »

« Je ne connais pas d’autre équipe au monde à part la Nouvelle-Zélande qui soit aussi impitoyable chez elle pour punir chacune de vos erreurs.

A propos de la défaite lors de la coupe du monde 2007
« Même si nous étions au plus bas, je n’étais pas loin de croire que nous pouvions gagner ce match. Mais nous avions du plomb dans les pieds. Ils n’ont pas joué particulièrement bien mais nous étions très pauvres. »

LIRE L’ARTICLE EN VO DANS THE IRISH TIMES

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