Galles-Italie 2006 : Berbize returns

CE N’EST PAS SOUVENT QUE L’ITALIE REALISE UNE PERF’ A L’EXTERIEUR. AVANT 2006, ÇA NE LUI ETAIT MEME JAMAIS ARRIVE. CELA MERITAIT BIEN QUE L’ON Y REVIENNE UN INSTANT.

« Nous devons toujours être compétitifs, professe Pierre Berbizier à l’aube de ce Tournoi 2006. Nous devons jouer chaque match à 100%, être prêts à prendre des risques et capitaliser sur la moindre erreurs de nos adversaires. » Il poursuit : « Nous avons une équipe jeune qui doit travailler dur pour être prête dans les années à venir »

Un peu moins d’un an après sa prise de fonction à la tête de la Squadra en remplacement du Néo-Zélandais John Kirwan, le technicien français sait que la tâche s’annonce difficile. L’année précédente, l’italie a en effet hérité d’une nouvelle cuillère de bois. Le début du Tournoi 2006 est à peine plus encourageant puisque les partenaires de Bortolami ont été battu à Dublin 16-26, à Rome par l’Angleterre 16-31 et à Paris 12-37.

Pas très encourageant au moment d’affronter les Gallois chez eux, des Gallois qui ont réalisé un très beau Grand Chelem l’année précédente. Mais la donne a bien changé du côté de Cardiff. Lourdement battus à Twickenham (13-47), les hommes de Gareth Thomas ont sauvé les meubles la semaine suivante face à l’Ecosse (28-18) avant de sombrer en Irlande (5-31). Surtout le Pays de Galles est en crise après le départ en milieu de Tournoi de son sélectionneur, Mike Ruddock, remplacé au pied levé par son adjoint, Scott Johnson. « Je suis ici pour un court laps de temps, expliquait alors l’Australien, et je vais essayer de faire de mon mieux pour tirer le meilleur parti des garçons. »

Berbizier sent qu’il y a sans doute un coup à jouer et procède à trois changements dans son quinze de départ. A l’arrière, Galon remplace Stoica. Devant, Mauro Bergamasco, blessé, doit céder sa place à Zaffiri et Dellape prend la place de Del Fava en deuxième ligne. En face, on note surtout que Byrne retrouve sa place à l’arrière après le fiasco de Gavin Henson en Irlande.

L’entame du match est en faveur des Diables Rouges qui mènent rapidement 8 à 0 grâce à un essai de Michael Jones. Les Italiens répliquent cinq minutes plus tard par Galon. Mais à la 29e, Stephen Jones donnent dix points d’avance aux Gallois en marquant et en transformant son essai. Accrocheurs, les Italiens, vont recoller au score en toute fin de première mi-temps, d’abord sur une pénalité de Pez, puis dans les arrêts de jeu par un essai de Canavosio que transforme Pez (15-15).

La seconde mi-temps sera moins prolifique en essai. Les Italiens entrevoient la victoire quand Pez leur donne pour la première fois l’avantage sur une pénalité à la 47e. L’avantage durera jusqu’à la 63e quand Stephen remit les deux équipes à égalité (18-18). Ce devait être le score final.

« Faire jeu égal avec le Pays de Galles ici est une grande réussite et nous savons maintenant que nous avons gagné le respect des autres nations, se félicitait Pierre Berbizier devant la presse au soir du match. Nous avons montré ce que nous sommes capables de faire. » « Nous avons joué avec un bel esprit, poursuivait-il et nous étions même prêts de gagner. Cela est très encourageant. » Malheureusement, un semaine plus tard à Rome, et alors qu’ils avaient un bon coup à jouer pour clôturer ce Tournoi, les Italiens s’inclinaient face à l’Ecosse 10 à 13. Ils terminaient de nouveau à la dernière place du Tournoi mais, au moins, ce nul de Cardiff leur épargnait la cuillère de bois.

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