Brumbies 2001 : intelligence artificielle

UN COUP LES BLUES, L’AUTRE LES CRUSADERS, MAIS TOUJOURS DES NEO-ZED : C’EST AINSI QUE L’ON POURRAIT RESUMER L’HISTOIRE DU SUPER 12 DE 1996 A 2000. DU COTE DE L’AFRIQUE DU SUD, ET PLUS ENCORE DE L’AUSTRALIE, ON A FINI PAR TROUVER LE SCENARIO LASSANT.

On pourrait vous la raconter façon bande de potes. Ce serait une de ces histoires dont le rugby raffole et regorge. Une de ces histoires où, après quelques pignes, les vieilles rancoeurs font place à des amitiés viriles, où le groupe se resserre autour d’une cause commune, où les hommes font front contre un environnement hostile. Mais autant le dire tout de suite : les Brumbies de 2001, ce n’est pas tout à fait ça.

Au contraire. Cette équipe des Brumbies, c’est l’histoire d’un rugby méthodique, scientifique, programmé. Il y eut certainement quelques soirées arrosées avec ces débordements et dérapages incontrolés comme le rugby australiens en a connu dans les années 2000. Mais ce qu’il reste des Brumbies du début du siècle, c’est l’image d’une victoire logique et froide.

Au lancement du Super 12 en 1996, rien ne prédestinait les ACT Brumbies à jouer les premiers rôles. Il fallait qu’il y ait trois provinces australiennes dans cette compétition, alors, en plus des fiefs historiques du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud, on décida de donner sa chance à l’équipe de Canberra.

Les bases de cette équipe étaient pourtant solides avec des joueurs de la trempe de Gregan, Larkham, Roff ou Finegan. Mais c’est surtout par leur encadrement que les Brumbies allaient faire la différence. L’équipe fut d’abord confiée à Rod McQueen qui y roda une méthode centrée sur les statistiques et l’ordinateur autant que sur le potentiel technique et physique de ses joueurs. Bien lui en prit puisque dès 1997, les Brumbies parvenaient en finale du Super 12, battus par les Blues.

Appelé à prendre en main la sélection australienne, avec laquelle il devait connaître encore plus de réussite, McQueen laissait la place à son disciple, Eddie Jones la saison suivante. Le temps d’incorporer de nouveaux joueurs et d’étoffer un peu plus son groupe (Paul, Vickerman, Harrison,Samo, Smith, Mortlock…) et les Brumbies allaient retrouver le haut du tableau.

En 2000, ils terminaient premiers de la phase régulière mais échouaient une nouvelle fois en finale face aux Crusaders. L’année suivante, les hommes de Jones dominaient de nouveau la phase régulière et se qualifiaient logiquement pour les demi-finales, des demi-finales où pour la première fois ne figuraient aucune équipe néo-zélandaises. C’était la voie rêvée pour un premier sacre.

En demi-finale, les Brumbies dominaient sans peine leurs voisins des Queensland Reds, 30 à 6. Une semaine plus tard, sur leurs terres du Canberra Stadium, ils réitéraient leur performance face au Sharks de Durban, deux essais de Joe Roff, principal artisant de la victoire, plus un de Giffin, scellant le sort du match. Vainqueurs 36 à 6, les brumbies devenaient les premiers non-Néo-Zélandais à remporter le Super 12.

Joe Roff pouvait partir tenter l’aventure biarrote. Eddie Jones suivait quant à lui les pas de son prédécesseur en lui succédant à la tête des Wallabies comme il l’avait fait quatre ans plus tôt avec les Brumbies.

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