Les clubs oubliés – 01. L’Olympique

LE PALMARES DES COMPETITIONS DOMESTIQUES PORTENT LE NOM DE CLUBS AUJOURD’HUI OUBLIES, VOIRE DISPARUS. POUR INAUGURER CETTE SERIE, NOUS AVONS DECIDE DE NOUS PENCHER SUR LE CAS DE L’OLYMPIQUE, CHAMPION DE FRANCE EN 1896.


Au palmarès du championnat de France figure un club totalement oublié et disparu : l’Olympique qui, en 1896 dès sa deuxième année d’existence, inscrivait son nom au palmarès du bouclier de Brennus. Dans une compétition alors réservée à quelques clubs parisiens, cela n’avait rien d’un exploit. Mais cette petite ligne au bas du fameux bouclier mérite que l’on s’attarde un peu sur ce club dont l’histoire se limitera à sept petites années.

SCISSION AVEC LE RACING

Il voit en effet le jour en 1895 sous l’impulsion de l’explorateur Jean-Baptiste Charcot qui entre en dissidence avec le Racing Club de France et emmène avec lui plusieurs membre des Ciels et blancs. il est également suivi par des élèves du lycée de Vanves, un lycée qui fournira à l’Olympique ses installations dans le Parc de Vanves.

LE RIVAL DU STADE FRANÇAIS

Finaliste du championnat quelques mois après sa création, l’Olympique est battu 16-0 par le Stade Français. Il prendra sa revanche l’année suivante face aux Stadistes 12-0. Le championnat 1897 se dispute sous forme de poule, une poule qui rassemble six équipes parisiennes et qui voit l’Olympique terminer à la 2e place derrière le Stade Français. D’autres clubs disparus figurent dans ce championnat comme le Cosmopolitan Club, l’Union Sportive de l’Est ou l’Union Athlétique du 1er.

RETOUR AU BERCAIL

Au tournant du XXe siècle, l’Olympique délaisse le championnat de France qui s’ouvre aux clubs de la province et organise ses propres compétitions comme la coupe de l’Olympique. Il revient au championnat de France en 1901 quelques mois avant de disparaître.

En février 1902, l’Olympique obtient en effet la concession du Parc des Princes contraignant le Racing à trouver un nouveau terrain. Plutôt que de se résoudre à cela, les Racingmen vont mettre de côté leurs vieilles rancoeurs pour tenter un rapprochement avec les Olympiens. Leurs émissaires, Frantz Reichel et Paul Lejeune, respectivement vice-président et président du Racing, parviennent à un accord, les structures du Racing englobant désormais celles de l’Olympique. Le Racing pouvait récupérer le Parc des Princes et l’Olympique disparaître.

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