Le Top 10 des Français les plus effrayants

A droite de la première ligne du Grand Chelem 1977, Gérard Cholley, joueur français "préféré" des Anglais

A une moins d’une semaine du crunch, on se met dans l’ambiance avec cet article du Sunday Times, paru en mars 2006.

1. Gerard Cholley (1975-1979)
« The baddest man ever ». Cholley était effrayant. Joueur, il pesait 120 kilos. Aujourd’hui, il en affiche 150. Ancien boxeur poids lourd, sa carrière n’a été qu’une légende sanglante. Une fois, il a allongé pour le compte quatre Ecossais dans un même match. Aujourd’hui, il estime que le rugby est doux : « Il n’y a plus de crainte dans le rugby, plus aucune ».

2. Alain Esteve (1971-1975)
« La bête de Béziers » était un avant barbu menaçant de 2 mètres. Bob Windsor, le talonneur du Pays de Galles, l’a souvent affronté : « Lorsque je l’ai rencontré, je l’ai entendu dire « Bob l’abeille, Bob l’abeille »  et j’ai vu arrivé son gros poing est arrivé qui m’en a collé une sévère. Pour ne pas rester en reste, j’ai essayé de lui en coller une aussi fort que je pouvais. Il s’est relevé et m’a lancé un clin d’œil. »

3. Pascal Ondarts (1986-1991)
Il était féroce, doté d’une volonté de fer. Sa première cape donna le ton : il joué avec une férocité qui ne pouvait être domptée lors de la bataille de Nantes où la France a battu la Nouvelle-Zélande en 1986, un match au cours duquel le capitaine des All Blacks Wayne Shelford eut le scrotum déchiré.

4. Marc Cécillon (1988-1995)
L’auteur le présente comme « une pile électrique » mais ne revient pas sur son passé rugbystique, en citant que le meurtre de sa femme en 2004.

5. Vincent Moscato (1991-1992)
Moscato fut expulsé lors du match de 1992 contre l’Angleterre tout comme Grégoire Lascubé. Il s’est ensuite forgé à l’écran une image d’homme dur, comme Vinnie Jones.

6. Armand Vaquerin (1971-1980)
Cet autre géant de Béziers joua dans les années 1970 avec la férocité qui caractérisait les premières lignes français de cette époque. Mais comme Cecillon, c’est sa vie post-rugby qui fut la plus dramatique. En 1993, il s’est tiré un balle dans la tête en jouant à la roulette russe dans un bar de béziers.

7. Laurent Seigne (1989-1995)
Les photographies prises de la première ligne française composée de Ondarts, Armary et Seigne lors du match de 1990 contre la Nouvelle-Zélande laissent apparaître des coupures sur leurs nez. Cela n’a rien de remarquable si ce n’est que ces clichés ont été pris avant le match. Il est clair que cela relevé d’une motivation particulière entre eux. Même quand il est devenu entraîneur, Seigne a continué à appliquer ces méthodes, frappant notamment Gregory Kacala au motif qu’il tardait à rentrer dans son match.

8. Claude Dourthe (1966-1975)
Claude Dourthe aurait pu avoir une carrière sans histoire mais un capitaine du Pays de Galles rappelle : « Dourthe et son fils Richard, qui fut aussi international, ont leur place dans l’histoire. Ils sont les seuls père et fils qui ont été expulsé lors d’un match international. »

9. Fabien Pelous (1995-2007)
Pelous a été suspendu en novembre 2005 pour un coup de coude sur l’Australien Brenda Cannon. Mais on pourrait dire qu’il n’y avait pas de méchanceté dans son geste. C’est le parfait avant français moderne : convenable, discipliné et terne.

10. Michel Palmié (1975-1978)
Le massif Palmié était un combattant malicieux. En 1978, il a été puni pour avoir frappé Armand Clerc dans un match de club. Dans l’histoire, Clerc a perdu sa vue en partie. Palmié ne rejoua plus en sélection mais fut-il pour autant banni par le sport ? Pas tout à fait. Il est devenu dirigeant au sein de la FFR.

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Une réflexion sur “Le Top 10 des Français les plus effrayants

  1. Bariz dit :

    C’est un phénomène récurrent dans la presse anglaise de conditionner ainsi le public avant un match contre la France.

    En ce qui concerne Michel Palmié et le jeu dur, celui-ci était pressenti pour faire ses débuts internationnaux contre les Boks en tournée chez nous en 74 au côté de son compère Alain Estève. Mais Kritzinger l’envoya à l’infirmerie lors d’un match régional d’un violent coup d’épaule qui brisa la mâchoire du biterrois!
    « La Palme » retrouva les Boks un an plus tard en Afrique du Sud où il fêta, enfin, sa première sélection à Bloemfontein.

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